| Depuis mon
tout jeune âge, j'ai une peur irraisonnée des crapauds
et des grenouilles. Lorsque je vais à la campagne, j'ai toujours
une peur immense d'en rencontrer un sur mon chemin, de l'écraser
ou qu'il me saute sur les pieds.
À chaque fois qu'il s'en présentait un devant moi,
je sursautais, je criais, je m'en éloignais à toute
vitesse, j'étais dans tous mes états.
Cet été au chalet, je voulais enlever les mauvaises
herbes autour du trottoir qui mène à la piscine. Sachant
très bien qu'il y a souvent des crapauds à cet endroit,
j'avais auparavant bien examiné le terrain pour être
certaine qu'il n'y en avait pas. Je me suis assise par terre et
j'ai commencé à enlever les mauvaises herbes, tout
à coup, ça saute à un pied de moi: UN CRAPAUD!
Je ne l'avais pas vu parce qu'il était tout petit, c'était
un bébé crapaud. J'ai sursauté, je me suis
levée en criant comme à l'habitude et tout le scénario,
etc...
Quand je me suis remise de mes émotions, j'ai pensé
à mes amis de Phobies-Zéro, qui eux dans leur cheminement,
affrontent souvent leur peur en y faisant face un petit peu à
la fois. Je me suis rapprochée du petit crapaud et je me
suis mise à le regarder, c'est la première fois que
je m'arrêtais vraiment pour en regarder un de proche. Je lui
dis: "T'es vraiment pas très joli" et j'ai continué
à le regarder d'un peu plus près. Le fait de lui parler
me calmait un peu. J'ai continué à enlever les mauvaises
herbes un peu plus loin et je revenais de temps en temps pour voir
s'il était encore là. Avec ses petites cuisses et
ses petites pattes d'en avant, je le trouvais mignon.
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Je lui dis : ¨Tu es tout petit, tu es si mignon,
tu me fais penser à mon petit fils Anthony qui a un an, tiens
je t'appelerai Anthony dorénavant" Plusieurs fois au cours
de l'après-midi, je prenais plaisir à aller voir mon
nouvel ami Anthony. Je lui parlais et je restais calme près
de lui. J'étais fière de moi. J'ai eu, par la suite,
l'occasion de voir d'autres crapauds et j'ai été capable
de passer tout près sans paniquer.
Je n'en suis pas rendue au point d'être capable d'en prendre
un dans mes mains, mais je réussis, au moins, à rester
calme, et à ne pas faire de détour si j'en rencontre
un.
J'espère que mon exprérience peut aider d'autres
personnes souffrant de ces peurs paralysantes à la vue de
ces petits êtres inoffensifs. Il faut essayer de les apprivoiser
et de les voir sous un autre côté.
Merci Phobies-Zéro.
Jocelyne, (Le Gardeur)
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