Phobies-Zero

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MessagePublié: Lun Août 22, 2016 10:21 am 
Hors-ligne

Inscrit le: Lun Août 22, 2016 9:29 am
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Bonjour,

Je suis une jeune femme de 29 ans qui vient tout juste d’emménager dans un nouvel appartement situé au demi-sous-sol. Bien entendu, j’ai des voisins au-dessus et je m’attendais à les entendre marcher, faire le ménage, écouter de la musique, etc.

Dès mon arrivée, j’ai éprouvé certaines difficultés à m’endormir qui, à mon avis, étaient tout à fait normales : nouvel environnement, nouveaux bruits, nouvelles odeurs, première fois que je demeure seule, etc. Par contre, c’est au moment de ma troisième nuit passée dans cet appartement que mon univers a légèrement basculé.

Il s’agissait de ma dernière nuit avant mon retour de vacances de deux semaines au travail : j’avais donc besoin de dormir, ne serait-ce qu’un minimum, histoire d’être en forme au boulot le lendemain. Je travaille relativement tôt le matin et, ayant besoin de bonnes huit heures de sommeil, j’aime bien me coucher autour de 9 h 30. J’éteins donc la lumière afin d’entamer ma nuit et c’est là que tout a commencé : les voisins se sont mis à défaire littéralement des meubles, à les déplacer, à échapper leurs outils sur le sol, à marcher très fort… Et ce de 21 h 30 à 1 h, environ. J’étais incapable de dormir. Je sais que, de façon générale, je suis hypersensible aux bruits, mais là, il était question de sons beaucoup trop importants en considérant l’heure qu’il était. Quoi qu’il en soit, l’angoisse et la panique se sont installées : battements de cœurs qui accélèrent et très forts, tremblements, sueurs froides, chaleurs, bouche sèche, crises de larmes, besoin constant d’aller à la toilette, sentiment d’impuissance et de rage. Mon premier réflexe a été de téléphoner à ma mère qui me conseillait de me calmer en écoutant de la musique et en effectuant des exercices de respirations. Mais même avec la musique ou des bouchons, j’entendais tous ces sons qui résonnaient dans les murs, le plafond et mon corps. Mon cœur battait tellement fort à certains moments que j’avais littéralement l’impression qu’il pouvait me lâcher. Pas besoin de préciser que je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.

Le lendemain, j’ai décidé d’aller aborder le sujet avec les voisins et de leur expliquer qu’il serait apprécié s’ils n’effectuaient pas de gros travaux de la sorte autour de 9 h - 9 h 30 le soir, étant donné que je me lève à 5 h du matin. La locataire m’a donc expliqué (en fait, elle a essayé puisqu’elle ne parlait pas très bien le français), que son fils défaisait la base de lit puisqu’ils déménagent, mais que je pourrais dormir CE soir même puisqu’ils feraient plus attention. Soulagée, je suis rentrée chez moi et j’ai essayé de dormir. Je me suis mis des bouchons « au cas où » et, à chaque petit bruit entendu, mon coeur se remettait instinctivement à battre plus fort et plus vite, les sueurs recommençaient et l’inquiétude prenait place en moi. Par contre, je tiens à préciser que les voisins ont véritablement fait attention et que la cause de cette anxiété provenait de moi-même. Par contre, la nuit suivante, ils ont recommencé à préparer leur déménagement, de façon plus « douce », mais je pouvais très bien ressentir les meubles déplacés et démontés…Et tout ça dans la pièce au-dessus de ma tête!

J’ai recommencé une autre crise de larmes. Les tremblements étaient de la partie, le souffle coupé aussi. Mon cœur battait excessivement fort, je tremblais et j’avais la bouche très sèche. À partir de cette nuit-là, je n’avais tout simplement plus envie d’être chez moi. Je ne voulais pas revenir à l’appartement, puisque je guettais le moindre bruit et lorsque j’entendais le moindre petit pas, le stress montait en moi. J’ai même passé une soirée au complet à pleurer parce que j’avais trop peur que les voisins se mettent à faire du bruit. J’ai donc tenté d’aller souper avec des amis, d’aller chez mes parents, histoire de ne pas être seule chez moi et de ne pas angoisser à l’idée d’entendre un son.

Puis, la fin de semaine est arrivée. J’ai dormi à l’extérieur, ça m’a fait un grand bien. Le lundi suivant, les voisins ont invité leur famille. Ils étaient donc une dizaine d’enfants à courir au-dessus de ma tête et je pense que les adultes se sont mis à défaire des meubles à nouveau puisque les bruits intenses de la première fois ont recommencé… Tout comme ma crise de panique. J’ai encore téléphoné ma mère, à bout de souffle, en larmes, complètement angoissée. J’ai ensuite tenté de joindre la propriétaire. Elle m’a dit qu’elle les appellerait, mais ils n’ont pas entendu le téléphone et elle a simplement laissé un message (avec tout ce bruit, il était impossible d’entendre un téléphone). Son mari m’a donc rassurée en me disant qu’il irait leur parler en personne le lendemain. Mais, j’avais besoin de calme LÀ, MAINTENANT. Je marchais de long en large dans l’appartement, j’avais envie de partir en courant, d’aller dormir dans un parc au pire, de me louer une chambre d’hôtel… J’en étais rendue là. J’ai réussi à me résonner un peu et d’aller parler, encore une fois, aux voisins. Je leur ai expliqué à nouveau, dans un discours complètement décousu, que le bruit me dérangeait, que j’étais incapable de dormir et que j’avais BESOIN de dormir. Ils ont donc cessé le bruit une dizaine de minutes après mon intervention.

Mais depuis ce temps, chaque bruit, aussi petit qu’il soit, me transporte dans un état d’angoisse. Le soir, je porte des bouchons pour essayer de m’endormir, ou j’écoute de la musique, mais j’en suis rendue à halluciner qu’ils font du bruit. C’est plus fort que moi. Et aussitôt que je fabule, mon cœur se remet à battre de plus belle. Je ne sais plus quoi faire. Le mari de ma propriétaire est allé leur demander de baisser le son en fin de soirée, ils ont dit qu’ils feraient attention, mais qu’ils devaient se préparer pour leur déménagement. J’essaie de me calmer en me répétant que c’est temporaire et qu’ils partiront bientôt, mais ils décident toujours de déplacer leurs foutus meubles vers 9 h 30 jusqu’à 1 h. Je ne comprends pas qu’ils aient autant de meubles à défaire depuis trois semaines. J’ai l’impression que je deviens complètement folle. Je ne sais pas encore la date du déménagement, mais j’ai l’impression que si je ne trouve pas de solution, je vais devenir déprimée. Parce qu’à chaque fois que je pense à mon chez-moi, je suis stressée et je pleure. Je suis épuisée. J’ai besoin de dormir et d’arrêter de paniquer. Ce ne sont pourtant que des bruits… Je me dis que certaines personnes vivent dans des pays de guerre et qu’ils ont une bonne raison, eux, d’être angoissés.

Marie


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MessagePublié: Mer Déc 06, 2017 7:39 am 
Hors-ligne

Inscrit le: Mer Déc 06, 2017 7:00 am
Messages: 7
Quand je faisais face à l'anxiété, la seule chose qui m'a aidé était Lorazepam de http://www.reductil-sibutramine.net - la médecine magique! Lisez à ce sujet et vous ne le regretterez pas


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